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SCIencextrA

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LA NASA RECHERCHE LA VIE SUR LA LUNE EUROPE.

LA NASA RECHERCHE LA VIE SUR LA LUNE EUROPE.

De la vie dans notre système solaire, ailleurs que sur Terre, c'est possible. Sur Mars ? Non, sur Europe, la 6e lune de Jupiter, à plus de 588 millions de kilomètres de la planète bleue. Alors que le robot de la NASA Curiosity avait permis de prouver la semaine dernière que Mars a été un jour propice à la vie, c'est en orbite autour de Jupiter que les scientifiques ont bon espoir de trouver des organismes vivants.
La lune Europe confirme avoir des océans liquide sous sa s

Interrogé en février par l'AFP, le professeur Robert Pappalardo, responsable scientifique au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA, déclarait qu' «hormis la Terre, Europe est l'endroit dans notre système solaire où il y a la plus grande probabilité de trouver aujourd'hui la vie », ajoutant que « nous devrions l'explorer ». Le chercheur soulignait qu' « Europe est recouverte d'une couche de glace relativement fine, possède un océan en contact avec des roches en profondeur, est géologiquement active et est bombardée de radiations qui créent des oxydants et forment en se mélangeant à l'eau », ce qu'il a qualifié d' « énergie idéale pour alimenter la vie ». 

Un Financement difficile et des défis complexes

Explorer Europe requiert toutefois un financement important et des solutions à de nombreux problèmes. La position de la sixième lune de Jupiter expose toute sonde à un mécanisme gravitationnel complexe et donc à une consommation de carburant élevée pour pouvoir se maintenir en orbite. La distance séparant la Terre du satellite, largement plus importante que celle séparant Mars de notre planète, implique un voyage de plusieurs années et des communications difficiles. Autre contrainte : le très haut niveau de radiation à la surface de l'astre. 

Des difficultés auxquelles l'agence spatiale américaine pense avoir trouvé une solution. La NASA en collaboration avec le laboratoire de physique appliquée de l'université Johns-Hopkins (Maryland ; Etats-Unis) ont mis au point un nouveau projet : Europa Clipper. Une sonde à deux milliards de dollars dont la mission serait de réaliser 32 passages à des altitudes oscillant entre 2700 et seulement 25 kilomètres de la surface d'Europe afin de déterminer l'épaisseur et les éléments constituants la couche de glace recouvrant la surface du satellite et analyser l'atmosphère du satellite. Un processus qui permettrait au Clipper de « couvrir efficacement toute la surface d'Europe » selon Robert Pappalardo. 

Initialement prévu pour 2021, le projet pourrait ne pas voir le jour. L'agence spatiale américaine a déjà signalé que, dans le contexte actuel de restrictions budgétaires, Clipper n'aurait pas de fonds. Des restrictions qui n'empêcheront toutefois pas la NASA de lancer un nouveau robot à destination de Mars en 2020, pour un coût de... 2,5 milliards de dollars. Une politique que critique ouvertement Robert Pappalardo. Selon le scientifique, « l'agence devrait aussi explorer des endroits qui constituent une très grande priorité scientifique [...] l'une des questions les plus fondamentales est celle de savoir si la vie existe ailleurs dans le système solaire ». 

Alors, Europe inaccessible faute d'argent ? De l'autre côté de l'Atlantique, peut-être, mais pas en Europe. L'Agence spatiale européenne (ESA) lancera en 2022 son propre robot : Jupiter Icy Moon Explorer (JUICE). Un voyage de 3 à 6 ans en direction de Jupiter (2030) puis pour les lunes de la géante gazeuse (2033 en orbite autour de Ganymède). Une longue odyssée vers un monde peut-être bien vivant.


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