19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 09:16

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Qu’ils soient adeptes du Ritz à Paris, ou abonnés à la Formule 1 du bord de l’autoroute, il y a une chose sur laquelle, tous les clients sont d’accord, c’est l’importance de la propreté de leurs chambres. Nous n’irons pas jusqu’à remettre en cause le travail du personnel de chambre des Sofitel de New York, mais il faut avouer que, malgré les apparences tout n’est pas très net au pays de l’oncle Sam. D’ailleurs, des chercheurs de l’Université de Houston se sont penchés sur la question, qu’est-ce qui est sale et qu’est-ce qui présente un risque de contamination dans une chambre d’hôtel ? 

La propreté voire l’hygiénisme est un grand dada des États-Uniens. Les propriétaires des hôtels sont donc particulièrement sensibilisés au nettoyage des chambres et à leur aseptisation. Les procédures de nettoyage entre deux clients ne sont toutefois pas standardisées au niveau des états, mais sont souvent très documentées dans les chaînes d’hôtel connues. Ces procédures garantissent un résultat uniforme et surtout des temps de nettoyages permettant de maximiser la productivité du personnel. 

L’objectif des chercheurs est de déceler les objets et endroits qui sont les plus sales afin de diriger les efforts des professionnels du nettoyage sur ces parties. Des hôtels de 3 états, le Texas, l’Indiana et la Caroline du Sud ont été passés à la moulinette. Une dizaine de chambres ont été concernées et pour chacune d’entre elles, 19 endroits ont été inspectés. Les chercheurs ont cherché dans ces pièces des bactéries aérobies et bactéries coliformes (fécales). En effet, un retour de toilette mal géré peut vite devenir un bon moyen de contaminer ses proches ou le client suivant. Cela peut être d’une importance capitale pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou les personnes atteintes d’immunodéficience. 

Voici les résultats obtenus lors de cette campagne de tests : parmi les parties les plus infectées, on trouve logiquement l’évier de la salle de bains, les toilettes. Par contre, deux endroits sont plus surprenants et méritent l’attention de chacun : la télécommande et les interrupteurs. Plus grave encore : certains instruments du personnel de chambre, comme les éponges et les chiffons, sont parmi les plus contaminés et sont donc des vecteurs de transmission de chambre à chambre. 

 

Pour se rendre compte, lors des évaluations, les télécommandes présentaient une moyenne de 67,7 unités de bactérie en formation par cm2. Cette unité n’est pas très parlante, mais on peut la comparer. Dans les hôpitaux, on préconise un maximum de 5 unités, même en se donnant une souplesse de 100%, on est loin des 67 ! 

À l’inverse, les endroits les moins contaminés sont les rideaux, la tête de lit, et la poignée de la salle de bain. Les chercheurs n’ont pas indiqué si les bactéries recensées pouvaient transmettre des maladies graves, mais leur présence est en rapport direct avec le niveau de propreté constaté. À la lumière de ces premiers résultats, les procédures de nettoyage peuvent d'ores et déjà être adaptées. Cependant, les chercheurs espèrent pouvoir faire des statistiques de plus grande envergure dans les années qui viennent. 

Cette étude a été présentée lors du congrès de microbiologie qui avait lieu à San Francisco du 16 au 19 juin 2012.

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