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SCIencextrA

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Les Nordine ou Mohamed sont des futurs agresseurs ?

Il est extrêmement douloureux d’apprendre la disparition d’un enfant : le 12 mai, à Clermont-Ferrand, une jeune fille de 5 ans s’évanouit dans la nature. Je souhaite de tout cœur qu’elle soit retrouvée en bonne santé et qu’elle puisse retrouver sa famille.

Mais l’émotion ne doit pas masquer la réalité et je ne fus pas surpris en découvrant que la fillette s’appelait Fiona, un prénom gaélique inusité en France, mais celui aussi de l’ogresse dans Schreck… En consultant le fichier des personnes disparues, en analysant les faits divers, on constate que les enfants prénommés Pierre ou Marie, bien que très nombreux, sont plus rarement confrontés à la violence. Des enquêtes statistiques montrent même que la réussite au baccalauréat est obtenue par une grande part des Benjamin, Claire ou Diane, mais que peu de Kevin, Sandy ou Brandon y décrochent des mentions.

Il faut s’abstenir de généraliser : vous ne protégerez pas votre fils en l’appelant Jean, ni ne faciliterez la réussite scolaire de votre fille en la prénommant Hélène. Le prénom d’un enfant n’est que le reflet de la mentalité des parents et de l’éducation qui s’ensuivra : ainsi, il pourra révéler un refus du conformisme ou la soumission à des modes, le rejet de l’héritage catholique et des traditions françaises au profit de la culture anglo-saxonne, voire l’addiction aux séries télévisées plus qu’à la littérature classique.

La recherche d’originalité amuse parfois, mais pas lorsqu’elle mène à se distinguer dans la rubrique des faits divers : l’alerte enlèvement n’a pas été immédiatement déclenchée lors de la disparation de Fiona car, derrière un prénom, la police a rapidement découvert une histoire complexe où la violence s’était déjà invitée par le passé.

 

Dans un autre registre, en consultant le site du ministère de l’Intérieurrecensant les auteurs présumés de crimes et délits aggravés, vous ne trouverez pas de Jean-Baptiste et Sébastien, mais des Nordine ou Mohamed.

Cela révèle certes l’échec de la politique d’intégration des populations extra-européennes, mais les statistiques du bac montrent que les Jennifer et Dylan ne sont qu’à peine mieux lotis que les Youssef et Leila. Il y a donc aussi un problème d’éducation.

Suis-je réactionnaire uniquement parce que je rêve d’une société où Fiona et tous les enfants bénéficieraient de l’amour, l’éducation et la sécurité que m’ont offerts mon père, ma mère et toute ma famille ? Je revendique cet idéal et je remercie mes parents.

Jean-André Bossy, le 19 mai 2013