Échec aux J.O pour Obama sonne le glas!
03 oct. 2009« Il est venu, il a parlé… et il a terminé bon dernier » résume USA Today : « Les 20 heures de balade du président Obama à Copenhague ne lui vaudront pas une médaille d'or en diplomatie».
Parmi les Républicains, la défaite de Chicago inspire un vrai feu d'artifice de sarcasmes : « Je suppose que la plupart des Américains préfèreraient voir Obama dans le rôle du président plutôt que dans celui de chef de la Chambre de commerce de l'Illinois » (Mark McKinnon, consultant républicain).
« Il (Obama) se prend pour le roi Midas, il croit que tout ce qu'il touche se transformera en or » (Pete Koekstra, Représentant du Michigan).
Et Newt Gingrich, ancien président de la chambre des représentants, passé à l'attaque sur Twitter : « Le président Obama n'a pas réussi à gagner les JO tandis que le chômage monte à 9,8%. L'Iran continue son programme nucléaire. L'Amérique a besoin d'un leader plus concentré».
«Du temps du Président Eisenhower, les Présidents des Etats-Unis ne se déplaçaient qu'une fois la victoire assurée ».
A la Maison Blanche, on plaide qu'il vaut toujours mieux se battre que se déclarer vaincu d'avance. Si Obama n'avait pas le voyage à Copenhague, on l'aurait aussi accusé : le président brésilien y était, le Roi d'Espagne et le Premier ministre japonais également: Chicago éliminée sans qu'Obama ne se déplace, cela aurait été aussi de sa faute.
C'est vrai, mais ça n'empêche que la magie Obama a raté son coup. A Copenhague, c'est aussi le président « en campagne » perpétuelle, l'omniprésident des talk-shows et des couvertures de Men's Health, qui a touché ses limites, analyse Jay Cost, sur le site RealClearPolitics: « Si ce président continue à se mêler de toutes les moindres petites choses, comme il l'a fait avec cette bourde olympique- il va finir par fatiguer le pays ».
Les plus féroces espèrent que l'épisode de Copenhague aura au moins servi de leçon à Obama et ses conseillers. Son apparition «Ã la façon d'une rock star » ne suffit pas à retourner le monde, écrit ce samedi le Wall Street Journal. «En politique internationale, les intérêts l'emportent sur le charme ou la sympathie, poursuit le WSJ. Mieux vaut avoir révisé cette leçon dans une bataille pour un événement sportif plutôt que sur les missiles nucléaires ».